Comment Israël transforme l’eau de mer en eau potable : coûts et progrès en 2026

Comment Israël transforme l’eau de mer en eau potable : coûts et progrès en 2026
Illustration éditoriale générée par IA ; pas une photographie documentaire.

L’osmose inverse, l’usine Sorek B et la crise des algues de septembre 2026. Cet article approfondi replace le sujet dans son contexte historique, politique et social. Il distingue les faits documentés des raccourcis populaires et propose des pistes pour comprendre les personnes, les institutions et les conséquences à long terme.

Un pays qui produit de l’eau

Israël a longtemps investi dans le dessalement de la Méditerranée, car ses ressources naturelles ne suffisent pas toujours à une population croissante. L’osmose inverse est devenue centrale dans le réseau d’approvisionnement. En 2026, les installations peuvent assurer environ 70 à 80 % des besoins en eau potable lorsque la production se déroule normalement.

Comment fonctionne l’osmose inverse

Une usine pompe l’eau de mer, élimine les particules et organismes puis la pousse sous pression à travers des membranes spécialisées. Les sels restent majoritairement d’un côté et l’eau douce passe de l’autre. Après traitement et reminéralisation, elle rejoint le réseau. Une saumure concentrée est rejetée en mer sous contrôle environnemental.

Les grandes usines et Sorek B

Israël possède plusieurs grandes usines côtières, notamment à Sorek, Hadera, Palmachim, Ashkelon et Ashdod. En janvier 2026, Sorek B a atteint sa pleine activité avec une capacité prévue de 200 millions de mètres cubes par an. Cette extension renforce l’approvisionnement, tout en exigeant énergie, matériel spécialisé et maintenance.

Quel est le prix d’un mètre cube ?

Il faut distinguer le paiement public aux exploitants du tarif payé par les ménages. En septembre 2026, les prix contractuels courants rapportés allaient d’environ 1,5 à 2,7 shekels par mètre cube selon les usines. Pendant la crise liée aux algues, certains paiements ont atteint environ quatre shekels afin de maintenir la production.

La crise des algues

Fin août et en septembre 2026, une floraison exceptionnelle de microalgues et une forte turbidité ont arrêté ou ralenti cinq des six principales usines. Une commission de la Knesset a examiné les besoins de secours et de planification à long terme. L’approvisionnement domestique a largement continué, mais certaines irrigations ont été limitées.

Réutilisation et durabilité

Le dessalement n’est qu’une partie du système hydraulique israélien. Des eaux usées épurées servent à l’agriculture et les aquifères naturels demeurent des réserves stratégiques. L’électricité, le remplacement des membranes, les rejets salins et les capacités de secours ajoutent des coûts. Les décisions doivent tenir compte du prix, de la fiabilité et de l’environnement.

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